Calculateur de TJM pour freelance : calcul du taux journalier
Le TJM nécessaire pour atteindre un revenu net mensuel dépend du nombre de jours réellement facturés dans l'année et du statut juridique choisi, micro-entreprise ou société, chacun appliquant un niveau de charges différent sur le chiffre d'affaires généré.
Comment se calcule le TJM
Le calcul part du revenu net mensuel visé, celui qui reste disponible une fois toutes les charges payées. Ce montant est d'abord annualisé, puis remonté en chiffre d'affaires brut selon le statut choisi : une micro-entreprise applique un abattement forfaitaire, une société déduit charges sociales, cotisations et éventuel impôt sur les sociétés avant de reconstituer le CA nécessaire. Ce CA annuel est ensuite divisé par le nombre de jours facturables dans l'année, c'est-à-dire les jours réellement vendus à un client, hors congés, prospection, formation et tâches administratives. Le résultat obtenu est le TJM : le montant à facturer chaque jour travaillé pour que le revenu net visé soit atteint une fois toutes les charges retirées. L'ordre compte, car inverser statut et jours facturables fausse le montant de charges appliqué.
Ce qui fait varier le résultat
Le nombre de jours facturables pèse plus lourd que le statut lui-même. Sur un revenu net visé de 3 000 euros par mois, soit 36 000 euros par an, facturer 200 jours donne un TJM autour de 250 euros hors charges reconstituées, mais facturer seulement 140 jours fait grimper ce même TJM autour de 360 euros pour atteindre le même revenu. Le statut ajoute une seconde variation : à jours facturables égaux, une société implique souvent un CA à facturer plus élevé qu'une micro-entreprise, car les charges sociales et l'éventuelle rémunération de dirigeant s'ajoutent différemment. Deux freelances visant le même revenu net peuvent donc afficher un TJM très éloigné, non pas parce que l'un facture mieux, mais parce que l'un travaille plus de jours vendables ou porte une structure aux charges plus lourdes.
L'erreur fréquente sur ce chiffre
L'erreur la plus courante consiste à surestimer les jours facturables en comptant les jours ouvrés de l'année sans retirer la prospection, l'administratif, la formation et les congés. Un freelance qui retient 220 jours facturables alors qu'il en vend réellement 150 calcule un TJM trop bas, qui ne couvre pas son revenu net visé une fois l'année terminée. Le coût ne se voit pas immédiatement : il apparaît en fin d'exercice, quand le revenu réellement encaissé est inférieur à l'objectif, sans qu'aucune baisse d'activité apparente ne l'explique. Corriger ce chiffre après coup revient à augmenter son TJM en cours de mission, ce qui est plus difficile que de partir d'une estimation de jours facturables réaliste dès le départ.
Questions fréquentes
Quelle différence entre micro-entreprise et société pour le TJM ?
La micro-entreprise applique un abattement forfaitaire sur le chiffre d'affaires pour estimer les charges, ce qui simplifie le calcul mais plafonne le CA autorisé. Une société déduit charges sociales, cotisations et parfois impôt sur les sociétés avant de reconstituer le revenu net, ce qui donne généralement un CA à facturer plus élevé pour un même revenu net visé, donc un TJM différent à jours facturables égaux.
Combien de jours facturables prévoir par an ?
Il n'existe pas de nombre universel, car cela dépend du temps réellement consacré à la prospection, à l'administratif, à la formation et aux congés. Un freelance qui liste ses jours non facturables sur l'année précédente obtient une estimation plus fiable que de partir d'un chiffre théorique de jours ouvrés, qui surestime presque toujours ce qui sera vendu à des clients.
Le TJM affiché inclut-il déjà les charges sociales ?
Le TJM calculé est le montant brut à facturer au client, avant charges. Il est construit pour qu'une fois les charges du statut choisi retirées, le revenu net mensuel visé soit atteint. Le champ dont charges affiché à côté du CA annuel indique la part de ce chiffre d'affaires qui part effectivement en cotisations et prélèvements.
Comment passer du TJM au tarif horaire ?
Le TJM se ramène à un tarif horaire en le divisant par le nombre d'heures facturables dans une journée type, souvent entre 6 et 8 heures selon l'activité. Cette conversion reste une estimation, car une mission facturée à la journée n'a pas toujours le même rythme horaire qu'une mission facturée à l'heure.